VivaTech ouvre sa dixième édition à Paris avec l’IA en vedette

  • Par Léa Giraud
  • Publié le samedi 13 juin 2026
  • Mise à jour le 13/06/2026

VivaTech ouvre sa dixième édition du 17 au 20 juin 2026 à Paris Expo Porte de Versailles, avec 15 000 start-up annoncées et l’intelligence artificielle érigée en fil rouge d’un salon devenu le plus grand rendez-vous tech d’Europe.

Sommaire

Pour cet anniversaire, les organisateurs revendiquent une montée en puissance continue depuis la création de l’événement en 2016 par Publicis Groupe et Les Echos-Le Parisien, et font de la souveraineté numérique l’un des thèmes centraux de la semaine.

Une édition record en nombre

Les chiffres avancés traduisent l’ampleur prise par le rendez-vous. Le salon table sur 15 000 start-up, contre 14 000 en 2025, et sur 4 200 partenaires et exposants répartis dans une soixantaine de pavillons nationaux, en hausse d’environ 20 % par rapport à l’an dernier.

Cette croissance confirme l’attractivité de Paris comme place d’innovation, mais elle pose aussi la question de la lisibilité d’un événement dont la taille rend le parcours visiteur de plus en plus dense. Les organisateurs misent sur une segmentation par thèmes pour orienter un public attendu en nombre.

L’intelligence artificielle en fil rouge

Comme l’an passé, l’IA domine la programmation. Modèles génératifs, agents autonomes et applications sectorielles occuperont une large part des prises de parole, dans un contexte où les entreprises cherchent à passer de l’expérimentation au déploiement à grande échelle.

La cybersécurité et la robotique, notamment les robots humanoïdes, complètent ce trio de thèmes mis en avant. Ces sujets reflètent les priorités d’investissement du moment et les attentes des grands groupes venus repérer des technologies à intégrer ou des cibles à acquérir.

L’Allemagne pays de l’année

Pour la première fois sous ce format, l’Allemagne est désignée pays de l’année, un choix qui met en avant l’écosystème d’outre-Rhin et la coopération franco-allemande dans la tech. La délégation allemande disposera d’une visibilité renforcée tout au long du salon.

Ce positionnement s’inscrit dans le discours sur la souveraineté numérique européenne, alors que le continent cherche à réduire sa dépendance aux plateformes américaines et asiatiques. La mise en avant d’un voisin majeur traduit une volonté affichée de structurer une réponse à l’échelle européenne plutôt que strictement nationale.

Une vitrine pour la French Tech

Les pouvoirs publics et les réseaux d’accompagnement comptent sur l’événement pour exposer les jeunes pousses françaises. La chambre de commerce et d’industrie de Paris Île-de-France a lancé un appel à candidatures à destination des start-up, très petites entreprises et PME innovantes de la région désireuses de présenter leurs solutions.

Pour ces structures, le salon représente un accélérateur de visibilité et un point de contact privilégié avec investisseurs, grands comptes et partenaires internationaux. La concurrence pour décrocher un stand ou un créneau de présentation reste vive compte tenu du nombre de candidats.

Les annonces attendues

Au-delà des démonstrations, l’édition sera scrutée pour ses annonces de produits et de partenariats. Les éditeurs européens de modèles d’IA, dont les acteurs français, sont attendus sur leurs feuilles de route, à un moment où la rivalité avec les géants américains s’intensifie sur le terrain des usages professionnels.

Le bilan se mesurera aussi après coup, à l’aune des tours de table et des contrats noués dans le sillage du salon. Les quatre jours de la Porte de Versailles donneront un aperçu concret de la santé d’un secteur qui reste l’un des moteurs revendiqués de l’économie française.

Léa Giraud

Léa Giraud suit de près tout ce qui fait évoluer la technologie : IA, fintech, SaaS, blockchain, automatisation et nouveaux usages. Elle décrypte les annonces, remet les informations en contexte et montre, concrètement, comment ces innovations transforment notre façon de créer, d’organiser et de travailler.